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 Le protocole de Kyoto

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MessageSujet: Le protocole de Kyoto   Mar Juil 05 2005, 18:42

Le protocole de Kyoto entre en vigueur

crédit : notre-planete.infoLa ville de Kyoto au japon a enfin fêté l'entrée en vigueur du fameux Protocole de Kyoto qui unit une majorité de pays du monde dans une réduction sensible des émissions de gaz à effet de serre.

Qu'est-ce que le Protocole de Kyoto ?
Ce document est le premier programme légalement contraignant destiné à lutter contre le réchauffement climatique. Il s'inspire d'un plan lancé en 1992 au Sommet de la Terre de Rio, qui prévoyait à l'horizon 2000 la stabilisation des émissions de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990. Cet objectif n'a pas été atteint.
La Convention-Cadre des nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) a reconnu l'existence de changements climatiques induits par les activités humaines. Il a alors été déclaré que les pays industriels, en tant que principaux responsables, devaient lutter contre ce phénomène.
L'objectif énoncé par la CCNUCC est de "stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique". Et ce en convenant "d'atteindre ce niveau dans un delai suffisant pour que les écosystèmes puissent s'adapter naturellement aux changements climatiques, que la production alimentaire ne soit pas menacée et que le développement économique puisse se poursuivre d'une manière durable."

La 3ème Conférence des Parties de la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, s'est tenue à Kyoto (Japon) en décembre 1997. Le protocole qui en est issu, engage juridiquement et quantitativement les pays signataires à réduire de 5,2% leurs émissions de gaz à effet de serre pour l'horizon 2008/2012, par rapport à leurs émissions de 1990.
Cependant, pour l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto, deux conditions étaient indispensables :
1. au moins 55 pays devaient le ratifier
2. parmi eux, ceux visés par l’annexe 1 de la Convention (c’est-à-dire pays de l’OCDE sauf Mexique et Corée, et pays dits en transition), devaient cumuler au moins 55 % des émissions de CO2 en 1990.
Avec l'annonce de la ratification russe le 18 novembre 2004 (la Russie est responsable de 17% des émissions mondiales), le protocole de Kyoto a pu entrer en vigueur 90 jours après.

L’entrée en vigueur du Protocole signifie qu’à partir du 16 février 2005 :
1. Trente-cinq pays industrialisés et la Communauté européenne sont légalement tenus de réduire leurs émissions combinées de six importants gaz à effet de serre sur une période de cinq ans, entre 2008-2012, en dessous des niveaux de 1990.
2. Le marché international du commerce de carbone reçoit un fort signal du marché. Le régime du "commerce d’émissions" du protocole permet aux pays industrialisés d’acheter et de vendre des crédits d’émissions entre eux; cette approche basée sur le marché améliorera l’efficacité et la rentabilité des réductions d’émissions.
3. Le Mécanisme de Développement Propre (MDP) se voit fortement stimulé. Le MDP encourage les investissements dans les projets qui limitent les émissions dans les pays en développement tout en promouvant le développement durable.
4. Le Fond d’adaptation du Protocole, établi en 2001, peut devenir opérationnel pour assister les pays en développement à faire face aux effets négatifs des changements climatiques.

Une avancée encore insuffisante
Au 02 février 2005, 141 Etats, qui couvrent 80 % de la population mondiale, avaient ratifié le Protocole pour un pourcentage d'émissions de gaz à effet de serre qui représente 61% des émissions mondiales.
Pour autant, l'administration américaine a retiré les Etats-Unis (responsable de près de 36% des émissions de gaz à effet de serre) du Protocole de Kyoto en mars 200.
Le président américain George Bush a estimé que Kyoto était trop coûteux pour l'industrie et qu'il avait tort d'exempter dans un premier temps les pays en voie de développement.
En effet, le Protocole de Kyoto, n'inclut pas, au moins jusqu'en 2012, des pays en voie de développement tels que l'Inde, la Chine et le Brésil, qui abritent pourtant plus d'un tiers de la population mondiale et qui deviendront dans quelques années les premiers émetteurs de gaz à effet de serre de la planète.
La raison évoquée n'est toutefois pas acceptable et n'excuse pas cette prise de position irresponsable... même si de nombreux signataires du pacte ne respectent pas leurs engagements.
A ce titre, l'Espagne et le Portugal étaient ainsi en 2002 à 40,5% au-dessus du niveau des émissions de 1990, l'Irlande à 28,9% et la Grèce à 26%, selon les chiffres de l'Onu. Par comparaison, l'Australie se situe à 22,2% au-dessus des niveaux de 1990, et les Etats-Unis à 13,1%... Au Japon, première économie mondiale, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de huit pour cent par rapport à 1990.
Même s'il est scrupuleusement appliqué, le protocole ne réduira la hausse prévue des températures d'ici 2100 que de 0,1 degrés Celsius, selon les projections de l'Onu, ce qui est insuffisant en regard des projections du Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) qui évalue la hausse de température à l'horizon 2100 entre 1,4 et 5,8 degrés Celsius.

"Il n'y a pas de temps à perdre !"
"Kyoto fournit une base très solide pour notre politique en matière de changement climatique", se félicite Klaus Toepfer, chef du Programme des Nations unies pour l'environnement, qui y voit une première étape dans la lutte contre des modifications du climat potentiellement catastrophiques.
"C'est un grand pas en avant dans notre lutte contre ce qui constitue l'un des plus grands défis du 21e siècle: le changement climatique", a déclaré le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan.
"Le changement climatique est un problème mondial. Il exige une réaction mondiale, et concertée", a-t-il ajouté. "J'appelle la communauté internationale à faire preuve d'audace, à adhérer au protocole de Kyoto, et à se hâter de prendre les mesures nécessaires. Il n'y a pas de temps à perdre !"
Dans une allocution enregistrée projetée à l’occasion d’une manifestation organisée spécialement à Kyoto par le gouvernement japonais, le président de la Commission, M. José Manuel Barroso, déclare: “Il est vital que nous fassions tout ce qui est en notre pouvoir pour sauver notre planète pour le salut des générations futures, mais aussi que nous la rendions plus sûre pour nous tous aujourd’hui. Le protocole de Kyoto est une première étape, essentielle, dans ce sens. Son entrée en vigueur aujourd’hui indique clairement au monde des affaires notre besoin de nouvelles technologies respectueuses du climat.”
M. Stavros Dimas, membre de la Commission chargé de l’environnement, a ajouté: “La lutte contre le changement climatique n’est pas une possibilité, c’est une nécessité. Si la température du globe continue d’augmenter, c’est notre bien-être et nos économies qui seront menacées. C’est pourquoi l'UE s’emploie avec la plus grande énergie à atteindre les objectifs de réduction des émissions que lui fixe le protocole de Kyoto. Mais un nombre écrasant d’études scientifiques montre que nous devons intensifier nos efforts et chercher à réduire drastiquement les émissions dans le monde entier.
Kyoto n’est qu’une première étape – l’UE est disposée à examiner des mesures plus ambitieuses pour l’après-2012 et nous invitons instamment le reste de la communauté internationale à prendre part à cette discussion sans tarder.”

Des teneurs en gaz à effet de serre qui s'emballent...
Les chercheurs ont obtenu par l'analyse de multiples carottes glaciaires des bornes trés précises quant aux teneurs "normales" observées sur plus de 420 000 ans pour le CO2 et le CH4 :
- les concentrations en CO2 sont comprises entre 190 ppm (ères glaciaires) et 300 ppm (périodes chaudes). Les mesures effectuées à l'observatoire de Mauna Loa et l'étude des bulles d'air emprisonnées dans les calottes polaires, montrent que la concentration est passée d'environ 270 ppm dans les années 1850 (début de la civilisation industrielle) à 375 ppm actuellement.
- pour le CH4, il fluctue entre 350 et 750 ppb, or nous avons déjà dépassé les 1700 ppb.

Les responsables : les activités humaines
Ce sont les gaz à effet de serre anthropiques (c'est à dire d'origine humaine) émis en excès dans l'atmosphère qui modifient notre climat via un réchauffement.
Ces gaz sont bien connus : gaz carbonique (CO2), méthane (CH4), protoxyde d'azote (N2O), ozone (O3), hexachlorofluorocarbone (HCFC), perfluorocarbures (PFC) et hexafluorure de soufre (SF6). Ils proviennent de nos activités : déplacement (automobile notamment), consommation, agriculture (via l'élevage), production d'énergie (via les centrales à charbon par exemple)...

Les conséquences attendues
Les changements climatiques induits par cette augmentation de la concentration des gaz à effet de serre auront des conséquences multiples et difficiles à certifier. Cependant, ils devraient causer des modifications, aux échelles régionale et planétaire, de la température, des précipitations et d'autres variables du climat, ce qui pourrait se traduire par des changements mondiaux dans l'humidité du sol, par une élévation du niveau moyen de la mer et par la perspective d'épisodes plus graves de fortes chaleurs, d'inondations, de sécheresses...

Comment agir pour une société plus durable ?
Il est dorénavant acquis que nous, citoyens des pays industrialisés, sommes pleinement reponsables de la dégradation de l'environnement (jusqu'à l'échelle planétaire), autant sur le point du changement climatique, de la biodiversité, des ressources que de notre santé et notre cadre de vie.
Cependant, nous croyons souvent à tort que la défense de notre santé et notre environnement n'est pas de notre ressort, alors qu'en tant que consommateurs, nous représentons une force considérable.
A ce titre, nous vous proposons de découvrir notre dossier qui présente quelques gestes simples, responsables, efficaces et de surcroît économiques ! Pour qu'au quotidien, ils contribuent au développement durable de nos sociétés, seule solution censée pour les générations en cours et à venir.
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MessageSujet: Classement mondiale des pays en faveur de l'environnement   Mer Juil 06 2005, 07:50

Classement mondial des pays en faveur de l'environnement

Environmental Sustainability Index par pays
crédit : The Environmental Performance Measurement ProjectUn indice composite défini par des experts des universités américaines de Yales et Columbia et publié dans la revue "Nature", établit un classement mondial de 146 nations selon leur aptitude à préserver durablement l’environnement. La France ne prend que la 36e place de ce hit-parade, loin derrière la Finlande.

L’indice Environmental Sustainability Index ou ESI, établit des scores de "soutenabilité" (sustainability) des nations dans une démarche de "benchmarking" (seules des mesures relatives sont établies). Ainsi, un pays dont l’indice est plus élevé a plus de chances de pouvoir préserver son environnement dans le proche avenir.

L’indice ESI se fonde sur 76 variables de nature diverses (qualité des biens, subventions…). Celles-ci sont utilisées, selon une méthodologie propre, à calculer 21 indicateurs classés en 5 groupes :
- l’état des lieux (qualité de l’air, biodiversité, espaces naturels, qualité et ressource en eau) ;
- la limitation des pressions sur les milieux (pollution de l’air, eau, forêt,...) ;
- la réduction de la vulnérabilité humaine (santé, nutrition, catastrophes naturelles,...) ;
- la capacité de réponse institutionnelle (réglementation, connaissance, gouvernance,...) ;
- le positionnement international (conventions et engagements internationaux, coopération...).

L’indicateur ESI est alors la simple moyenne de ces 21 indicateurs.

Toutefois, ceux-ci n’ont pas la même signification que les indicateurs français de développement durable, dont l’objectif est plutôt de sélectionner certaines variables clefs pour les 3 piliers du développement durable (environnement, économie, social et sanitaire).

Alors, que nous apprend le classement ?
Les 5 premiers pays : Finlande, Norvège, Uruguay, Suède et Islande, (à part l’Uruguay qui, peu industrialisé, ne subit pas de forte pression environnementale) sont des pays très développés qui ont d’importantes richesses naturelles, une économie forte et une faible densité de population. De plus, chacun d’eux a déjà eu l’occasion de démontrer sa capacité à faire face aux défis du développement.
Selon l’étude, ce n’est pas le cas pour les 5 derniers pays du classement : Corée du Nord, Irak, Taïwan, Turkmenistan, et Uzbekistan, dont les institutions politiques sont présentées (sauf pour Taïwan) comme faibles et ne permettant pas de prendre les décisions de nature à résoudre les nombreux problèmes environnementaux liés aux risques naturels ou aux activités humaines.

Les Etats-Unis se placent en 45ème position, juste derrière les Pays-Bas et avant le Royaume-Uni. Ce rang reflète à la fois des bonnes performances américaines sur la qualité de l'eau et la protection de l'environnement, mais aussi de résultats plus médiocres liés notamment aux émissions de gaz à effet de serre.

La France se place quant à elle à la 36e place (11e pour la seule Union européenne) au sein d’un groupe de pays à forte densité de population, dont la capacité institutionnelle est néanmoins supérieure à la moyenne.

Contrairement à une mauvaise réputation générale due à la déforestation, certains pays d’Amérique latine tirent leur épingle du jeu, notamment l’Uruguay qui se place en 3e position grâce à une biodiversité qui demeure d’une grande richesse.

Le Gabon est le premier pays Africain (12e). C’est surtout celui qui est le moins susceptible de subir une forte dégradation de son environnement à court ou moyen terme : les nombreuses données recueillies sur ses ressources naturelles lui ont valu le 3e rang pour l’état des lieux, même si en tant que pays en développement, sa capacité institutionnelle reste en dessous de la moyenne.

L’étude confirme des critères déterminants de la performance environnementale : la faible densité de population, la vitalité économique, la bonne gouvernance.
Le revenu national, quant à lui favorise (sans la garantir) une bonne gestion environnementale : tous les pays en tête de classement sont relativement prospères. Toutefois, quel que soit leur niveau de développement économique tous les pays sont confrontés à des problèmes environnementaux : certains choisissent de les régler, d’autres pas... Il n’existe aucun déterminisme en la matière, de même qu’ aucun pays n’est très bon ou très mauvais dans tous les domaines.

En dépit des inconvénients liés à tout indicateurs composite, qui peuvent tenir à l’indisponibilité de certaines données et surtout à la difficulté d’agréger des variables dont les impacts peuvent être très différents selon les pays, l’ESI constitue un instrument pour la comparaison des politiques environnementales.
A une époque ou les chiffres se sont imposés dans les processus décisionnels, évaluer la performance environnementale n’est pas sans intérêt pour promouvoir le développement durable...
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