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 Une nouvelle sécurité mondiale

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MessageSujet: Une nouvelle sécurité mondiale   Une nouvelle sécurité mondiale EmptyMar Juil 05 2005, 10:48

Pour une nouvelle approche de la sécurité mondiale

L’état de la planète 2005 – Redéfinir la sécurité mondialeSelon l’Institut Worldwatch dans son dernier rapport L’état de la planète 2005 – Redéfinir la sécurité mondiale, la guerre planétaire contre la terreur détourne l’attention du monde des principales causes d’instabilité. Les actes de terreur et les dangereuses réactions qu’elles provoquent sont des symptômes de sources plus profondes de l’insécurité planétaire, dont une dangereuse interaction entre pauvreté, maladies infectieuses, dégradation environnementale, et une compétition croissante pour le pétrole et d’autres ressources.
Aggravés par la diffusion d’armements meurtriers, ces « problèmes sans passeports » créent les conditions dans lesquelles l’instabilité politique, la guerre et l’extrémisme prospèrent. Ils pourraient mener le monde vers une spirale de dégradations par laquelle le tissu des Nations est remis en question, les divergences politiques s’approfondissent et la radicalisation gagne du terrain. Le rapport arrive à la conclusion qu’affronter ces défis demande une stratégie qui mette l’accent sur des programmes centrés sur la prévention plutôt que sur des forces militaires.

Selon le Président de Worldwatch, « La pauvreté, la maladie et le déclin environnemental constituent le véritable axe du Mal. De la même manière que les attaques terroristes du 11 septembre ont pris les Etats-Unis par surprise, sans reconnaissance et sans réponses à ces menaces, les nouvelles forces d’instabilité pourraient se transformer en angle mort dissimulateur de la réalité dans son ensemble ».
Dans la préface à L’état de la planète 2005, l’ex-président de l’Union soviétique Mikhaïl Gorbatchev, aujourd’hui président de la Croix verte internationale, lance un appel pour « une Glasnost planétaire – ouverture, transparence et dialogue public … » et « une politique pour une l‘engagement préventif’… afin de répondre aux défis de la pauvreté, des maladies, de la dégradation environnementale et aux conflits d’un façon durable et non violente. »

Parmi les forces de déstabilisation examinées, L’état de la planète 2005 insiste plus particulièrement sur les risques liés aux éléments suivants :
PÉTROLE : Une dépendance lourde envers le pétrole est porteuse d’énormes coûts et d’énormes risques. Elle alimente des rivalités géopolitiques, des guerres civiles, des violations des droits de l’homme. La sécurité économique des nations productrices et consommatrices est dépendante de variations importantes du prix et de l’offre. Et le rôle du pétrole dans la déstabilisation du climat font peser de graves menaces sur la sécurité humaine.

EAU : Les accords sur l’eau ont fait de la coopération plutôt que des conflits la norme parmi les Etats voisins, mais à l’intérieur des pays le manque d’eau peut alimenter des conflits violents. Dans le monde, 434 millions de personnes font présentement face à un manque d’eau. En milieu rural l’accès insuffisant à l’eau est une des causes importantes de la perte d’activités économiques obligeant les fermiers à abandonner leur champs participant ainsi à l’aggravation des conflits.

ALIMENTATION : Dans le monde près de 2 milliards de personnes souffrent de la faim et de déficiences nutritionnelles. Souvent la sécurité alimentaire ne peut être assurée du fait de facteurs comme la disponibilité de l’eau, la distribution de la terre, la pauvreté et les dégradations environnementales. Dans un avenir proche, parmi les principales menaces sur la sécurité alimentaire, on trouve les changements climatiques, la perte de diversité des espèces de plantes et d’animaux, la montée de maladies ayant comme origine l’alimentation et le bio-terrorisme alimentaire.

LES MALADIES INFECTIEUSES : Certaines maladies connues ont ré-émergé ou se sont étendues géographiquement alors que de nombreuses maladies nouvelles ont été identifiées au cours des trois dernières décennies. Le VIH/SIDA est aujourd’hui à l’origine de nombreux décès et on estime qu’entre 36 et 46 millions de personnes sont infectées par le virus. Les pays économiquement les moins développés sont les plus affectés par la pandémie. En Afrique subsaharienne, la maladie dévaste les structures éducatives, elle affaiblit les militaires et elle menace la stabilité politique des pays.

CHÔMAGE DES JEUNES : Plus de 100 pays en développement dans le monde ont aujourd’hui l’expérience d’une « poussée de jeunesse » (une situation où la population de 15 à 29 ans représente plus de 40 % de tous les adultes). Les opportunités économiques sont particulièrement rares au Moyen-Orient et en Afrique subsaharienne où 21 à 26 % des jeune gens sont sans emploi. Dans le monde, les 200 millions de jeunes qui sont soit sans un emploi ou ne gagnent pas assez pour soutenir leur famille – en particulier les hommes jeunes – peuvent se transformer en une force de déstabilisation si leur mécontentement les pousse vers la criminalité, vers des groupes insurrectionnels ou extrémistes.
Pour affronter ces défis à la sécurité mondiale, L’état de la planète 2005 appelle au renforcement des institutions et des organisations civiles les mieux adaptées pour leur répondre. Selon les auteurs, seule une série d’investissements stratégiques dans les énergies renouvelables, la santé publique, la protection des systèmes écologiques, l’éducation, l’emploi et la réduction de la pauvreté permettra d’assurer cette transition.
Selon Michael Renner et Hilary French, directeur et directrice du projet L’état de la planète 2005, la fixation actuelle sur la lutte contre le terrorisme a fait de l’ombre à des menaces plus graves et aujourd’hui imminentes. Selon eux, « Un monde plus durable et équitable est un monde plus sûre. Plutôt que de continuer à se fabriquer des muscles militaires, les gouvernements doivent redoubler d’efforts pour assurer la sécurité des humains et de l’environnement, il doivent renforcer le désarmement et la reconstruction post-conflits et doivent redessiner les Nations unies pour permettre à l’organisation de répondre aux défis sécuritaires d’aujourd’hui et de demain. »
L’ouvrage appelle en particulier les gouvernements et les autres décideurs à prendre
les actions suivantes :
RENFORCER ET ÉLARGIR LA COOPÉRATION INTERNATIONALE : Le nombre des pays membres du Conseil de sécurité doit être augmenté pour que ce dernier soit plus représentatif du monde actuel. La capacité de l’ONU à répondre avec efficacité aux profondes menaces telles que la paix et la sécurité internationale contre la pauvreté, les maladies,
et les déclins environnementaux, doit également être renforcée. Les institutions de l’ONU et les autres mécanismes d’une gouvernance planétaire doivent être redéfinis pour mieux profiter de l’énergie et des perspectives de la société civile.

FINANCER ADÉQUATEMENT ET SOUTENIR PLEINEMENT LES OBJECTIFS DU MILLÉNAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT AINSI QUE LES OBJECTIFS DU SOMMET MONDIAL POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE : En 2000 les membres des Nations unies se sont mis d’accord pour réduire la pauvreté planétaire, les maladies, les inégalités sociales dans une proportion qui soit significative d’ici 2015. Ces buts furent complétés deux ans plus tard par une série d’objectifs pour le développement durable adoptés au Sommet mondial pour le développement durable. Déplacer uniquement 7,4 % des budgets militaires des gouvernements donateurs de l’assistance au développement dégagerait $ 50 milliards par année de fonds supplémentaires, somme que les observateurs estiment être nécessaire pour atteindre les Objectifs du Millénaire.

ÉTAYER LA PAIX ENVIRONNEMENTALE : Les gouvernements devraient s’appuyer sur la collection grandissante d’initiatives pour l’environnement, tels que les parc pour la paix, les plans pour une gestion partagée des bassins hydriques, les accords régionaux en relation aux océans et les programmes multipartites de suivi de l’environnement qui contribuent à promouvoir la coopération entre d’anciens adversaires. A mesure que de telles initiatives se multiplient, elles réduiront les tensions internationales tout en protégeant l’environnement.
Quelques tendances marquantes soulignées par l'ouvrage
ARMES DE PETIT CALIBRE ET ARMEMENTS DE DESTRUCTION MASSIVE
- Près de $ 1 000 milliards sont consacrés chaque année aux forces armées dans la monde, dont un cinquième par les pays en développement. En comparaison, les observateurs estiment qu’avec $ 50 milliards en financement additionnels chaque année les Objectifs du Millénaire pour le développement de l’ONU pourraient être atteints.
- Les stocks actuels d’armes de petit calibre sont estimés à 639 millions d’unités avec une production annuelle de 8 millions d’unités.
- On évalue à 300 000 le nombre de personnes tuées chaque année par des armes de petit calibre dans le cadre de conflits armés. 200 000 personnes supplémentaires sont tuées du fait de la violence liée à ces armes en dehors de conflits déclarés.
- Huit pays dans le monde sont détenteurs de plus de 28 000 armes nucléaires. Six pays ont déclaré posséder des stocks d’armes chimiques mais les Etats-Unis et la Russie détiennent 98 % de ces réserves.

CONFLITS LIÉS AU PETROLE ET AUX RESSOURCES
- Le pétrole représente 37 % de la production énergétique mondiale ce qui en fait la plus importante source d’énergie.
- On découvre le pétrole dans des quantités chaque fois moins importantes et dans des régions toujours plus éloignées. La production a connu un plateau ou un déclin dans 33 pays sur les 48 qui sont producteurs, dont 6 des 11 pays membres de l’OPEP.
- La consommation de pétrole est responsable de 42 % de toutes les émissions de dioxyde de carbone, le principal gaz à effet de serre.
- L’exploitation des ressources a joué un rôle dans approximativement 50 guerres et conflits armés des dernières années. Uniquement dans les années 1990, les conflits liés aux ressources ont mené à la mort de 5 millions de personnes et provoqué le déplacement de 17 à 21 millions de personnes.


EAU
- Plus de 50 pays – la plupart d’entre eux en Afrique et au Moyen-Orient – sont maintenant en dessous des repères les plus bas pour qualifier une pénurie de terres cultivables (0,07 hectare par personne) ou d’eau douce (1 000 mètres cubes).
- Dans le monde, 434 millions de personnes font face à une pénurie d’eau et il est estimé que d’ici 2025 entre 2,6 milliards et 3,1 milliards de personnes vivront dans des régions où les réserves d’eau sont sous pression ou se font rares.
- Approximativement 40 % de la population mondiale vit sur des bassins hydriques partagés par au moins deux pays. Depuis 1820, plus de 400 traités sur l’eau, et d’autres accords liés à l’eau, ont été signés dont plus de la moitié ont été conclus au cours des 50 dernières années. Entre 1945 et 1999, les actes de coopération entre les Etats qui partagent l’accès à une source d’eau sont deux fois plus nombreux que les conflits.

ALIMENTATION
- Le nombre de personnes qui ont faim dans les pays en développement a augmenté de 18 millions durant la deuxième moitié des années 1990 pour atteindre 800 millions aujourd’hui. Dans le monde, près de 2 milliards de personnes souffrent de la faim et de déficiences nutritionnelles chroniques.
- Depuis le début du siècle dernier, 75 % de la diversité génétique des produits agricoles a été perdue. Cette homogénéité malheureuse a partout handicapé la capacité des fermiers à répondre aux ravageurs, aux maladies et aux changements climatiques.

POPULATION
- Approximativement le tiers de tous les pays dont plusieurs en Afrique subsaharienne, au Moyen-Orient et en Asie centrale, ont des taux de fertilité supérieurs à quatre enfants par femme.
- Pendant la dernière décennie les taux de chômage chez les jeunes dans le monde sont passés de 11,7 % à 14,4 % en 2003, plus du double du niveau de chômage général.
- 23 des 36 pays ayant connu l’éclatement de nouveaux conflits civils pendant les années 1990 présentaient une forte proportion de personnes jeunes, des taux élevés de la croissance urbaine ou des terres arables et de l’eau potable en quantités insuffisantes.

MALADIES INFECTIEUSES
- En 2002 les maladies infectieuses ont tué 14,9 millions de personnes dans le monde – cela représente le quart de tous les décès. Les experts du domaine sont très préoccupés par les risques d’une nouvelle pandémie de grippe qui pourrait tuer des millions de personnes.
- Vingt maladies autrefois bien connues, comme la tuberculose ou la malaria, ont ré-émergé ou ont conquis de nouveaux territoires et au moins 30 maladies qui n’étaient pas connues comme infectieuses jusque-là ont été identifiées au cours des trois dernières décennies.
- En 2003 près de 3 millions de personnes sont mortes de maladies liées au VIH ce qui élève à 20 millions le nombre des personnes mortes du SIDA depuis que les premiers cas ont été identifiés en 1981. Largement du fait de cette pandémie en expansion, le déclin des taux de mortalité s’est inversé dans plus de 30 pays.
- Largement du fait du VIH, 9 pays en Afrique subsaharienne perdent aujourd’hui, tous les 5 ans, plus de 10 % de leurs force de travail adulte.
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